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Après

Stephen King


Cela faisait des années que je n'avais pas relu du Stephen King ! Depuis la très grosse frayeur provoquée par "ça" pendant mon adolescence, j'avoue que je fuyais un peu l'auteur, que je n'avais retrouvé que pour ses deux tomes du "Dôme" il y a une dizaine d'années. Je pense que je n'aurais pas dû reprendre avec cet opus...

« Même un paranoïaque a parfois de vrais ennemis ».

Jamie est un garçon de 22 ou 23 ans. Il nous raconte ce qu'il a vécu entre 6 et 15 ans. Petit parcours semé d'embuches : élevé par une mère agent littéraire, homosexuelle, ayant subi de plein fouet la crise des Subprimes en 2008 et perdu son auteur le plus lucratif. Mais la plus grosse tuile, c'est que James voit les morts. Il les voit et peut leur parler. Et eux lui parlent aussi. Il les voit tels qu'ils étaient au moment où ils ont trépassé, ce qui peut être traumatisant si la personne en question a subi un grave accident de vélo ou s'est pris une balle dans la tête, par exemple.

La compagne de sa mère, flic plus ou moins véreuse, après avoir été sceptique sur les pouvoirs du gamin, finit par voir en eux une possibilité de se sortir d'une situation difficile et de redorer son blason auprès de sa hiérarchie. Mais le mort qu'elle fait rencontrer à Jamie n'est pas comme les autres, et va lui causer bien des soucis, tout comme cette femme flic qui le suivra toujours de loin en loin.

« Si vraiment nous sommes doués de libre arbitre, alors c'est nous qui invitons le mal à venir »

J'ai une question. Où est le Stephen King de "Shinning", de "Carrie" ou de "Charlie" ? où est le maître de l'épouvante et du suspense ? Certainement pas dans ce roman très (trop ?) facile, très rapide, très naïf et sans réelle profondeur. Le narrateur est un jeune garçon d'une vingtaine d'années étudiant en droit à Princetown mais avec la plume et la syntaxe d'un gamin de troisième SEGPA. Il s'adresse à ses lecteurs comme s'ils étaient des abrutis et qu'il se mettait à notre niveau A nous rappeler sans arrêt qu'il s'agit d'épouvante, forcément, on l'attend l'épouvante. Mais j'ai fini le roman et j'attends encore !


Alors j'ai réfléchi, et je crois que j'ai trouvé une partie de la réponse. En fin de compte, je ne suis sans doute pas dans la cible de ce roman. Je pense que celui-ci aurait davantage sa place dans le rayon "ado" d'une librairie ou d'une bibliothèque. La narration est facile, rapide, adolescente. Le lien a la mère très fort, les références au contexte assez substantiels, et le ton est léger. On s'attend à un peu de frayeurs comme dans le "Sixième Sens" mais non. On n'a pas peur, du moins je n'ai pas eu peur. Du tout. Je ne dirai donc pas que c'est un mauvais King, mais plutôt que c'est un mauvais ciblage. Âmes sensibles, vous pouvez y aller. Âmes aguerries, vous risquez de vous ennuyer...


« … pour se mettre à croire, il faut surmonter un obstacle de taille, et les gens intelligents ont sans doute plus de difficulté… »

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