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Au plus noir de la nuit

André Brink

Ce livre est un combat. Je le ferme à l’instant, épuisée. Cela faisait longtemps que je n’avais pas mis tant de temps à finir un roman, deux semaines à me battre avec lui...

Joseph, homme noir emprisonné en Afrique du Sud, condamné à mort pour le meurtre de Jessica, femme blanche. Chaque nuit, il écrit son histoire, leur histoire, la vie en « apartheid », dans un pays ou ne pas être blanc est un crime en soi, et chaque matin, il détruit ce qu’il écrit pour que ce ne soit pas lu par ses geôliers, ses bourreaux.

Je suis bouleversée. C’était ça, l’Afrique du Sud, avant Mandela ? C’était ou bien est-ce toujours ça ? Ce récit me renvoie non seulement au passé, pas assez lointain à mon goût, mais également à mes craintes les plus sourdes : si nous n’y prenons pas garde, si on continue de s’intéresser davantage aux origines des gens (à la couleur de leur peau, leur religion ou leurs différences) qu’à leur valeur, alors l’humanité est en danger.

Je sors de cette lecture, je crois qu’il était temps. Je ne regrette pas de l’avoir lu, bien au contraire : on apprend tellement de choses sur ce pays et son histoire !

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