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Au secours Pardon

Frédéric Beigbeder

Beigbeder nous fait retrouver Octave, l’anti-héros de 99 francs. Après son pétage de plombs et un court séjour en prison, il a donné un nouveau tournant à sa carrière et est devenu « talent scout ». En gros, c’est un chasseur de très belles filles qu’il « traque » pour leur proposer des contrats de mannequinat (officiellement) ou pour être dans les « harems » des nouveaux riches russes (officieusement).

Toute la dépravation du précédent opus y est : drogue, alcool, sexe, pseudo poésie, vices, un semblant de mea culpa et presque une intrigue (dont on devine l’issu un peu avant la moitié...). Mais c’est prenant, toute cette horreur. Cette vision fataliste : ce dégoût de la vie du personnage a au moins l’avantage de nous permettre de savourer notre « petite vie commune », de nous féliciter de ne pas avoir eu la folie des grandeurs qui nous condamnerait à être fous, perdus, seuls...

Je ne peux dire si j’ai aimé ou non. J’ai été interloquée. Et un peu dégoûtée quand même : une allusion à Matznev m’a plongée dans le désarroi. Beigbeder serait-il aussi malsain ? A prôner la beauté et l’amour avec des gamines de 13-14 ans ? Autant Matznev revendiquait ses actes, son mode de vie et « d’amour », autant l’ancien publicitaire n’est pas clair et cela m’a interrogée sur son positionnement et sur sa moralité.

A 14 ans, elles ne sont pas conscientes de leur beauté. A 14 ans, elles disent « oui » pour qu’on les prenne pour des grandes. Mais à 14 ans, elles sont encore des enfants, ne l’oubliez pas messieurs...

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