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Ayako

Osamu Tezuka

Le mot manga navigue autour de moi depuis déjà pas mal d’années. Il faut aussi rappeler qu’ayant grandi avec le Club Dorothée, c’est un univers qui a accompagné mon enfance, en filigrane.

Maintenant maman d’une presque ado, je suis de nouveau confrontée à ce mot, à cet univers auquel je ne comprends pas grand-chose mais qui m’intrigue. C’est donc pleine de méconnaissance que je me suis adressée à mon collègue en charge de ce rayon : et il m’a conseillé Ayako. Série en trois tomes, d’un géant, un précurseur du genre m’a-t-il dit. Alors c’est parti.


La famille Tengé règne sur son domaine. Le patriarche, ses enfants, sa femme, les cousins, les oncles, les tantes, tout ce petit monde vit en vase clos. Tellement en vase clos que le fils aîné « prête » son épouse au chef de famille quand besoin. De ces rapports incestueux et malsain nait la petite Ayako. Elle ne sait pas que sa mère est sa mère, et grandit comme les autres enfants du Père.

A la fin de la Grande Guerre, Jirô rentre après des années d’emprisonnement et se rend compte du bordel qui règne dans sa famille, des méandres et des magouilles qui polluent les rapports humains. A la solde des services secrets américains, Jirô va devoir commettre un crime, puis un autre et c’est une escalade de drames qui s’amoncelle : de tous ce fatras résulte qu’Ayako est enfermée pendant 23 ans dans une resserre et qu’Jirô fuit le domaine familial pour devenir un baron de la mafia.

Sur fond politisé, cette fresque qui s’étale sur 25 ans dénonce non seulement les dérives politico-économiques qui ont gangrené le Japon depuis 1945 mais aussi les traditions, les crimes commis au nom de la famille, de la tradition et des apparences.

Trois tomes de 240 pages, qui se lisent à la fois vite et lentement : vite parce que le versant familial et social de cette épopée est passionnant. Lentement car les passages d’une action à une autre ne sont pas toujours très clairs et qu’il a parfois (souvent) fallu revenir en arrière (ou en avant, selon le sens de lecture) pour se souvenir, se resituer.


En vrai, je suis satisfaite d’avoir été au bout de l’aventure, ne serait-ce que pour la découverte, la nouveauté (même si Ayako a été édité il y a pas mal de temps). Mais on ne va pas se leurrer, ce n’est pas le style de lecture que j’apprécie le plus. Hors le dessin que je n’ai pas toujours trouvé très délicat, c’est aussi beaucoup trop d’intrigues mêlées, de personnages et des transitions difficiles à suivre. Je pense qu’indépendamment les uns des autres, les sujets auraient été parfaits dans des récits, mais tout ensemble, j’ai trouvé ça un peu trop lourd, comme un repas de fin d’année…


Je ne désespère pas de trouver une série de manga qui m’emballera autant que mes chers romans…




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