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Betty

Tiffany Mc Daniel

Ce roman était partout. Conseillé par tout le monde. De « La Grande Librairie » à la bibliothèque, en passant par les groupes de lecteurs. Alors Go, me suis-je dit.

Eh bien oui, ce récit devrait être encore plus conseillé, encore plus connu, encore plus populaire. A mi-chemin entre My absolut Darling (Gabriel Tallent, oui, je sais, encore !), Nos étoiles s’éteignent à l’aube (Richard Wagamese) et Beloved (Toni Morisson), c’est une histoire de famille, de racines, d’identité, de souffrance mais surtout d’amour. De l’amour d’un père pour ses enfants, de l’amour non exprimé et décalé d’une mère, d’un amour parfois cruel entre frères et sœurs, mais aussi de désamour et de déchirements.


Betty, quatrième d’une fratrie de six enfants nous raconte. Elle nous raconte ce que c’est que d’être une métisse blanche-Cherokee dans l’Ohio des années 60. Elle nous raconte ce que c’est de vivre dans une famille ou chaque enfant est différent, où chaque enfant connaît son lot de difficultés et de souffrances, mais où elle est la seule dont l’apparence physique révèle qu’elle est Indienne. Elle nous raconte aussi et surtout ce que c’est que d’être l’enfant de son père, son père Cherokee qui aime ses enfants au-delà de tout, qui les élève dans le respect, les coutumes Indiennes, l’amour des autres et de la nature. Elle nous raconte le décalage de ce grand homme avec son époque : il est porté par la considération envers les femmes, lui qui a grandi dans une tradition matriarcale.

A force de poésie et de contes de son cru, il met de la magie et de la beauté dans toutes les difficultés rencontrées, pour les rendre plus faciles à traverser et leur donner une morale, en tirer un enseignement.


On tremble, on pleure, on rit, on se met en colère, on est abasourdis… chaque page se dévore avec toujours plus d’appétit et d’intérêt. Et on aime, par-dessus tout, on aime comme Betty aime son papa, on aime comme Landon aime ses enfants et sa femme.


C’est un roman magnifique qui doit être lu pour ce qu’il est : le témoignage de la difficulté de la différence et de la force de l’amour familial.


«… un homme qui a dans la tête des cieux remplis des étoiles de ses enfants est un homme qui mérite leur amour. »
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