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Classiques... ou pas

L'Education Nationale s'est donnée comme mission d'éclairer les lanternes des jeunes aux lumières de la Grande Littérature.



Le verbe lire ne supporte pas l'impératif. Aversion qu'il partage avec quelques autres : le verbe aimer... le verbe rêver. Daniel Pennac

Depuis nos années collèges, on nous encourage à lire, on nous force même... De "Thérèse Raquin" à "Quatre-Vingt treize" en passant par "La princesse de Clèves",

Sauf que...


Sauf que quoi de pire pour quiconque d'être forcé à lire ? surtout quelque chose qui ne passionne pas ! Sérieusement, "La Princesse de Clèves" ??? n'y a t'il pas plus difficile à lire ? Je me suis attaquée à ce grand classique l'an dernier, pour soutenir ma nièce qui devait le lire dans le cadre de ses cours de Français, en classe de seconde.

En vrai, j'ai trouvé ça TELLEMENT DUR (pour ne pas dire carrément chiant)! Le langage soutenu d'une autre époque, les moeurs, le style "romantique", tout, tout, tout, même l'histoire qui pourrait avoir du potentiel si elle était traitée autrement. Et j'ai été jusqu'au bout, en me disant à chaque page que j'avais moi la possibilité de m'arrêter, contrairement à ma nièce.

Attention, je ne nie aucunement le fait qu'il y a quelque chose et que c'est effectivement un grand classique, mais c'est aussi un merveilleux moyen de dégouter nos chères têtes blondes de la lecture.


La lecture est la passion de ma vie. Si on me payait pour lire, je ne ferais rien d'autre. Fernando Savater

De mon humble point de vue, c'est en imposant ce genre de lecture qu'on éloigne de la lecture. Et c'est bien dommage, parce que les classiques méritent non seulement leur titre mais aussi l'attention qu'on leur porte. D'abord pour l'Histoire, parce que se plonger dans un roman écrit au XVIIIème est une chance inouïe de revivre cette période. Pour les intrigues, qui sont parfois extraordinaires d'inventivité et de modernité. Et puis pour la fierté de se dire : "je l'ai lu" et, avec un peu de chance "je l'ai aimé".


Je pense cependant que confronter des adolescents à certains mastodontes tels que "L'éducation sentimentale" ou "Germinal" n'est pas une bonne idée. Il faut, pour apprécier ces oeuvres, une capacité de recul et d'analyse, du temps et surtout, la volonté. A partir du moment où on impose la lecture, cette dernière perd toute sa saveur !

Sans nier que certains jeunes peuvent trouver de la satisfaction dans ces romans, il faut bien avouer qu'ils sont rares ceux qui, d'eux-même, à 15-16 ans, iront prendre l'exemplaire de "Notre-Dame de Paris" dans la bibliothèque familiale...


Laissons le temps au temps, laissons à nos enfants la chance de venir d'eux mêmes à ces (possiblement) merveilleux romans et arrêtons de les torturer !




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