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Dessiner encore

Coco

D'aucun dirait que je ne suis pas objective car je suis déjà toute acquise à la cause de @CharlieHebdo et ce depuis bien plus longtemps que les attentats du 7 janvier 2015.


Mais qu'importe, je vais quand même vous parler de ce témoignage graphique et poignant de la dessinatrice Coco. Ce n'est pas forcément celle que l'on connaît le plus dans les pages de l'hebdo et on ne peut pas dire qu'on entende beaucoup parler d'elle.

Mais ce qu'on peut dire, c'est qu'elle a du talent, un vrai bon coup de crayon, une grande sensibilité et, comme si elle avait besoin de le redire, une grande culpabilité.


A l'instar de ses compagnons vivants, Coco culpabilise. Elle culpabilise d'être en vie et d'avoir ses moments de joie et de bonheur tandis que ses amis, collègues, mentors, ne sont plus là. Elle culpabilise d'être celle qui est descendue fumer sa clope au moment où les frères K. sont arrivés rue Nicolas Appert. Elle culpabilise d'avoir été celle qui, sous la menace d'une arme à feu, a permis à ces deux détraqués de pénétrer dans les locaux du journal et d'avoir commis l'horreur que l'on sait.


Avec délicatesse, humilité et beaucoup de bleu, l'artiste se livre et nous livre ce qui la ronge depuis ce fameux jour de janvier 2015. Elle aborde sa fierté de faire partie de cette équipe, son admiration pour Cabu, sa désolation lors des déchirements qui ont divisé l'équipe après les attentats (déchirement que Riss avait déjà pointé du doigts dans le magnifique Une Minute 49 secondes).


Je ne suis pas bande-dessinée, mais j'ai été touchée, vraiment. Par ce témoignage comme par ceux de Lançon et de Riss. Je suis dessin, je suis Coco... je suis Charb, Cabu, Maris, Tignous, Wolinski, les partis et les autres, vivants ou survivants. Je suis Charlie. Convaincue.



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