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Glacé

Bernard Minier

Il y a des polars qui se lisent plus facilement (et plus rapidement) que d’autres. Il y a des polars qui nous prennent aux tripes, direct, sans détour, et qu’on n’a pas envie de lâcher avant d’avoir connaissance de l’issue. ET puis il y en a d’autres, qui sont plus poussifs, plus difficiles à suivre car un peu trop alambiqués… « Glacé » est de ceux-là.


Servaz est commandant de Police à Toulouse. Il est appelé dans les Pyrénées pour mener l’enquête sur la mort d’un cheval. Mais pas n’importe quel cheval, le pur-sang préféré d’un multimillionnaire du coin. Et les bourreaux ont fait un carnage de la pauvre bête. Quelques jours après, c’est un homme qui est retrouvé mort assassiné, dans une mise en scène macabre, à l’image de celle du canasson. Le lien est fait entre les deux affaires, et avec une autre, beaucoup plus ancienne.

En parallèle de l’enquête de la police, on suit l’arrivée dans un centre pénitentiaire psychiatrique d’une jeune psychologue Suisse qui va elle aussi se poser des questions et mener une investigation sur les évènements de la Vallée.


J’avais déjà lu du Minier, il y a quelques années. « Une putain d’Histoire » ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable. Je ne sais même plus vraiment de quoi ça parle. Mais je m’étais dit que l’auteur est connu est reconnu dans son genre et comme j’en avais un dans ma BillyOthèque (je continue de ne me fournir que dans ce que j’ai, souvenez-vous).

Cet opus a vraiment un bon potentiel. Le cadre déjà : les Pyrénées en décembre. Minier sait les décrire, sais nous faire ressentir le froid et les effrois d’un tel cadre. Il maîtrise l’environnement et sa description. Il est plutôt bon aussi – je trouve – dans les émotions et la psychologie des personnages. Le problème, c’est que des personnages, il y en a trop. Et que l’intrigue se complexifie à l’extrême. Du coup, plutôt que de rajouter du suspense, ça embrouille et on ne sait plus qui est quoi, qui va où, avec qui, comment pourquoi. Il y a parfois des incohérences mais bon.


J’ai été au bout des 730 pages, parce que je le fais toujours, d’une part, et d’autre part parce qu’il y avait cette envie d’en découdre, de savoir le fin mot de l’histoire. Mais je n’ai pas frémi, je n’ai pas tremblé d’impatience… J’ai lu Minier comme je regardais « Colombo » : en réalisant, page après page qu’il ne laisserait pas d’empreinte dans la neige éternelle de ma mémoire.


« La seule espèce dangereuse pour l'homme, c'est l'homme lui-même ».

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