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Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi

Mathias Malzieu

« Je suis mécaniquement vivant, puisque mes doigts bougent et que mes yeux clignent. Mais je suis rempli de vide. »

Mathias a 30 ans. Mathias est un adulte mais il reste le fils de sa mère. Et cette maman meurt.

C’est tout l’univers de Mathias qui s’écroule et commence l’abattement, la tristesse incommensurable de la perte de l’être qu’il aimait le plus au monde.

L’ombre de notre narrateur grandit, grandit, grandit, pour devenir Giant Jack. Ce personnage tout noir est « docteur en ombrologie » et soigne le deuil. D’abord encombrant et gênant, énervant, Jack va devenir un compagnon de route, un conseiller, un ami qui accompagnera vers l’acceptation, la réflexion et, finalement, la guérison. Parce qu’aller mieux après la mort d’un être cher est possible, et c’est même ce qu’on peut faire de mieux, pour ceux qui restent.

Car oui, Giant Jack finira par partir, parce que Mathias va mieux, et qu’il peut continuer seul son cheminement, sa vie. Le deuil n’est plus si lourd


Mathias Malzieu se livre sur un évènement qui a, à un moment donné, ravagé sa vie et ses repères. Il partage avec nous ses pensées, son chagrin, son imagination digne de Boris Vian, sa poésie et surtout son chemin vers le mieux. Avec une sensibilité à fleur de peau et une délicatesse de poète, il raconte le deuil, la colère, la souffrance, le poids qui pèse sur nos épaules.


« Les jours passent, la nuit reste. Maintenant, tu me manques. Des fois c’est tes bras, des fois c’est tes pas dont je crois reconnaître le bruit. La plupart du temps, c’est toi en entier. »

Lire ce petit roman après la perte d’un être cher m’a été d’un grand réconfort. Il m’a permis d’accepter : je devais continuer à vivre, à aimer, à rire. Nos disparus ne m’en voudront pas, au contraire. Vivre dans la peine et la culpabilité ne fera pas revenir ceux qui nous ont quitté. Mais continuer, avancer, c’est aussi rendre hommage et profiter de la vie, parce qu’on ne sait pas de quoi demain est fait, on ne sait pas combien de temps il nous reste à partager avec ceux qui sont toujours là. Alors autant en profiter à fond…


Un roman à lire… et en musique si possible…


« La seule manière de tuer la mort, c'est de rester en vie » .

Posologie : pour accompagner cette lecture, écoutez l’album « Monster In Love » de Dionysos à fond dans les oreilles, un peu plus de rock et de poésie aide à mieux assimiler !

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