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La nuit du Renard

Mary Higgins Clark

Sur les 150 premières pages de ce roman policier des années 1980, je me suis dit que non, ça ne valait pas le coup de faire un retour de lecture dessus. C’était trop attendu, trop prévisible….


Le pitch.

Nina a été assassinée, chez elle. Le jeune homme condamné pour son meurtre est sur le point d’être exécuté par l’état du Connecticut. Le fils de la victime a reconnu l’accusé, tout comme la voisine. La culpabilité de Ron ne fait aucun doute…

Deux ans et demi après le crime, le veuf, Steve, tente de se reconstruire avec Sharon. Pas facile, surtout quand le gamin fait de la résistance et que les convictions profondes concernant la peine de mort sont si divergentes.

Sharon et l’enfant se font enlever. Steve alerte le FBI et une course contre la montre s’engage alors. Non seulement pour sauver la femme et l’enfant mais aussi pour empêcher l’exécution du jeune accusé du premier meurtre. Est-ce que vous suivez toujours ? Parce que j’avoue que j’avais un peu de mal moi-même.

C’est une sorte de roman chorale, où les personnages se multiplient. Beaucoup. Trop. Mais forcément, on finit par s’y retrouver, au bout du compte.


Pourquoi ai-je finalement décidé de parler de ce roman ? parce que ça m’a permis de me souvenir. Oui, mener une enquête policière dans les années 80, avant Internet, avant les téléphones portables, avant les liaisons satellitaires et les GPS, tout cela était possible.

Et même si l’intrigue était cousue de fil blanc et qu’on se doutait bien de la fin, ça n’empêche pas de frissonner, d’être pris dans le suspense, dans l’angoisse du compte à rebours, et de l’envie de savoir, d’aller au bout. Et d’être fou de joie quand « tout est bien qui finit bien » !


Higgins Clark écrit du facile mais de l’efficace. Et ce qui ne gâche rien, c’est qu’elle donne une vraie place à la ville de New-York. On sent qu’elle la connaît bien et elle en fait un personnage à part entière. Par ses descriptions, on sait exactement où l’on se trouve et quand on a la chance de connaître cette ville, on la respire et on la vit avec les protagonistes. Un bon moment de lecture donc : léger, efficient, dépaysant…

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