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Le ministère du bonheur suprême

Arundhati Roy

Comment définir ce roman ? Cette fresque ? Cette claque ?

Tout commence par la naissance d’un enfant. Garçon et fille en une seule personne. Des parents choisiront le masculin, l’enfant décidera le féminin. Et sa vie sera semée d’embûches et de difficultés liées à son double statut, dans une Inde criblée de douleurs et de heurts. Désir d’enfant, désir de fuite, désir de tout abandonner pour mieux se retrouver et se reconstruire, dans un cimetière.

Fin du premier chapitre. 150 pages environ.

Les 400 suivantes nous plongent dans l’histoire perturbée de l’Inde et du Cachemire, théâtre de violence et de barbarie, sujet méconnu ici mais qui coute quotidiennement la vie à des dizaines de personnes dans une lutte acharnée pour l’indépendance et la liberté. Pays où les musulmans sont opprimés et torturés par un peuple que nous croyons naïvement pacifiste et respectueux de la Vie.

Ce ministère est difficilement racontable mais indubitablement à lire.

Arundhati Roy a une écriture à la fois fluide et décousue, un patchwork de personnages, des allers et retours entre passé et présent mais tout prend sens et on se sent grandi, plus alertes, plus concernés.

A lire, ne serait-ce que pour voyager !

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