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Les Lionnes

Lucy Ellmann

Il m’aura fallu presque un mois pour arriver au bout de ce mastodonte. Vraiment, ENORME ! Dans tous les sens du terme en plus ! Imaginez un peu : un livre broché de 1107 pages, composé d’une seule phrase quasiment !

Les pensées et pérégrinations mentales de la narratrice sont quelques fois entrecoupées par les aventures d’une femelle cougar. Ce qui lie ces deux-là ? la maternité bien sûr, l’amour pour leurs enfants, l’importance de les protéger, la peur de la menace extérieure. Mais la Lionne se pose beaucoup moins de questions !

On ne sait même pas comment s’appelle notre « héroïne », qui nous bombarde littéralement avec tout ce qui lui passe par la tête, absolument tout : depuis la perte de ses parents à sa liste de courses, en passant par son métier de « faiseuse de tartes » et ses coups de cœurs cinématographies et littéraires. On passe d’un sujet à un autre, sans vraiment s’en rendre compte, à coup de virgules et de « le fait que… ».

Il m’aura fallu une nuit d’insomnie pour vraiment comprendre et adopter ce roman fleuve (est-ce vraiment un roman ?) et me rendre compte que si on mettait un scribe dans ma tête, il en ressortirait quelque chose de similaire dans la forme : le cerveau est incapable de se fixer sans une occupation, et cela laisse de la place à des interrogations, des réflexions, des doutes, des inquiétudes, …

C’est un coup de génie, je pense, de la part de Lucy Ellmann d’avoir pensé à rédiger cela et d’en faire quelque chose de non seulement digeste, drôle, touchant et en plus très prenant. Même s’il m’a fallu poser le livre de temps en temps pour m’évader dans d’autres pages, je suis ravie de cette lecture qui vaut le coup d’être lue et défendue !

PS : pensée spéciale également au traducteur qui a du bien se prendre la tête pour nous transmettre le texte dans toute sa beauté et toutes ses subtilités !

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