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Les raisins de la colère

John Steinbeck

Alors voilà un roman que j'ai lu sur un coup de tête, sans même savoir pourquoi j'en ai eu envie. J'ai dû subir une inception d’une manière ou d'une autre...

Ce prix Pulitzer de 1940 suit les épopées de la famille Joad, obligée de quitter ses terres de l'Oklahoma fermier à la suite de la reprise par les banques (je vous la fais courte). Toute la tribu -Pa, Man, leurs 6 enfants, Oncle John, le gendre et l'ancien pasteur Casy - prend la route de la Californie, dans un vieux camion tout déglingué parce qu'il y aurait là-bas un monde meilleur, un monde où il y aurait du travail et de la place pour tous.


Sauf que non. Au fil des jours et de la route, les embûches s'accumulent. Arrivés à destination, c'est la désillusion, le rejet, la faim, la violence.

Tout le long du livre, que j'ai mis pas mal de temps à finir, j'ai attendu la colère. J'ai attendu le coup d'éclat, le pétage de câble de la famille Joad. Mais il n'est jamais arrivé.

Et pour cause : cette famille c'est l'humanité dans ce qu'elle a de meilleur : l'espoir, l'entraide, l'amour, la famille. Malgré tout ce qu'ils traversent, ils restent égaux à eux-mêmes, fondamentalement bons.

Chaque personnage a une place bien définie dans cet ensemble, et l'ensemble perd de sa richesse quand il perd un morceau de lui. Mais la lumière est toujours là.

Steinbeck alterne les chapitres dédiés à cette famille avec des chapitres plus généraux sur la condition des "Oakies", ces agriculteurs qui ont été sur les routes pour fuir la misère de chez eux en pensant trouver la terre d'Eden mais qui retrouvent une autre misère, plus sournoise, en Californie.

C'est un roman qui se digère plus qu'il ne s'apprécie dans l'instant, mais c'est un roman à lire...

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