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Où vont-ils chercher tout ça ?

En pleine lecture de la nouvelle pépite de Franck Thilliez, je me demande pourquoi ça fascine autant… entre autres questions.



J’avais une vingtaine d’années lorsque je suis tombée dans le polar avec Jean-Christophe Grangé et son Vol des Cigognes. C’était début des années 2000 et je n’avais jamais rien lu de semblable. C’était violent, plein de suspense et de rebondissements, avec un personnage charismatique et en sus un petit voyage assez bien documenté en Centre-Afrique. Depuis cette première rencontre, pas un seul livre de Grangé ne m’a échappé et même si j’ai parfois été déçue, je lui suis très loyale !


Et puis, il y a eu la rencontre avec Pierre Lemaître. Une rencontre dans les pages d’ Alex, deuxième tome de la trilogie Verhoeven. Ce n’était pas une claque, ça a été un uppercut. Le ton, l’intrigue, le héros abîmé, cassé même, mais qui ne lâche rien… tout y était. Lemaître nous trimballe où il veut, quand il veut, comme il veut. Impression largement confirmée par la lecture des autres ouvrages du maître, qui TOUS sans exception m’ont impressionnée de justesse, de finesse, de brio. Et je ne parle pas que des polars !


2016. On me conseille un bouquin : « tu verras Aurélie, ça prend aux tripes ». Je dévore Puzzle, mon premier Franck Thilliez, en quelques heures. Obligée de sortir prendre des grandes bouffées d’oxygène et de la lumière du jour de temps en temps tellement l’oppression créée par la lecture est forte. L’écriture est juste, affutée, maline… je suis abasourdie par la qualité du roman…


Je ne vais pas revenir sur tous les auteurs et tous les romans du genre que j’ai lus, sinon autant me lancer directement dans un bouquin, ça ne tiendrait pas sur un article de blog.

Ce qui m’interpelle et me questionne – entre autres - aujourd’hui c’est cette capacité qu’ont les auteurs à se renouveler. Certains sont répétitifs et leur intrigue est cousue de fil blanc. Mais pour d’autres, c’est à chaque fois un retournement, une surprise. C’est du grand art quand on y réfléchit bien ! comment arrivent-ils à nous surprendre, encore et toujours ?

Où vont-ils chercher tout ça ?



Je me souviens d’avoir été estomaquée par un mode opératoire particulièrement original dans ADN : le meurtrier tuait sa victime avec un aspirateur ! Allo !! un aspirateur !!


Au-delà de ce questionnement sur l’inspiration dévorante des écrivains et leur éventuelle déformation cérébrale leur permettant de toujours plus nous surprendre en nous emmenant là on ne s’y attend pas, je m’interroge également sur ce qui nous plait à nous, lecteurs.


En vrai, quand on a accroché sur le polar/ thriller/ policier, on est mordus. Non ? c’est un style auquel soit on adhère complètement, soit pas du tout. Attention, je ne dis pas que c’est exclusif : on peut aimer les polars ET les comédies romantiques par exemple… on est aussi parfois plus sensible à un style de polar qu’à un autre, avec des auteurs fétiches et d’autres qu’on aime moins.


Pour ma part, je déteste tout ce qui relève de l’extra-ordinaire, du fantastique, de l’horreur. J’ai lu, plus jeune, quantité de romans de Stephen King. J’ai été transportée par Shinning, Charlie, Carrie,… par contre, j’ai complètement dévissé sur Ça. Pourquoi ? parce que ce n’est pas possible. C’est d’ailleurs un des rares bouquins que je n’ai pas terminés. Le fait est que si je ne peux pas croire à la véracité des faits, je décroche. Je ne parle pas de magie comme dans les Harry Potter, ou de dystopie, mais bien de quelque chose qu’on voudrait nous faire passer pour véridique et qui ne l’est pas. Je pense que j’ai un esprit trop pragmatique pour accepter l’idée seulement que la magie et le fantastique fasse partie de notre réalité (c'est exactement la même chose avec les séries ou les films). Ou alors c’est mon cerveau qui me protège d’une peur inconsciente, mais là, on part dans des considérations psychologiques qui ne sont pas le cœur du sujet.


Mais on peut garder quand même le mot de psychologique en ce qu’il relève d’un style qui me plait : les thrillers psychologiques, ceux qui nous emmènent dans ce qu’on peut penser être complètement invraisemblable voire totalement impossible mais dont l’explication vient d’un trouble psychiatrique du ou des personnages, comme c’est le cas dans Shinning par exemple.


Le fait est que je ne comprends pas ce qui nous fascine autant dans les crimes, les enquêtes, les retournements de situations... y’a-t-il seulement une explication ?

On en revient à ce que j’écrivais dans l’article sur les faits divers. Il y a une sorte de fascination pour ce que l’être humain peut faire de pire : mutilation, manipulation, scarification, et tout un tas de mots en -ion (ou pas).

Est-ce qu’on aime se faire peur ? est-ce que cela nous permet de nous sentir en sécurité et d’apprécier du coup un peu plus le confort ?

C’est un questionnement que je vous soumets et qui donnera lieu à un autre article, qu’en pensez-vous ? En attendant, voici une liste de polars/ thrillers/ romans policiers que je mets indubitablement dans la liste des livres à lire !


  • Travail Soigné - Pierre Lemaître

  • Alex - Pierre Lemaître

  • Puzzle - Franck Thilliez

  • Zulu - Caryl ferey

  • Territoires - Olivier Norek

  • Miserere - Jean-Christophe Grangé

  • Avant d'aller dormir - SJ Watson

  • La fille du train - Paula Hawkins

  • Le crime d'Orcival - Emile Gaboriau

  • Les dix petits nègres - Agatha Christie






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