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Un jour ce sera vide

Hugo Lindergerg

Quoi dire à propos de ce premier roman ? sur ma liste d’envie depuis si longtemps que j’ai oublié comment je l’ai découvert, qui m’en a parlé et d’où m’est venue l’envie de le lire.

Et je pense que j’oublierai aussi ce dont ça parle si je ne fais pas un effort de mémorisation.

Il s’agit d’un récit à la première personne. Celui qui nous parle est un petit garçon, de 10-11 ans, qui passe son été en Normandie, avec sa Grand-Mère puis sa monstrueuse tante qui vient les rejoindre. On sent le drame dans la vie de cet enfant qui va se lier d’une amitié très forte avec un autre garçonnet qui, lui, évolue dans une famille « normale ». On sent chez le narrateur qui n’a pas de prénom, cette envie d’être comme les autres, de ne plus susciter l’interrogation ou pire, la pitié.

Mais on tourne autour du pot. La curiosité est toujours titillée par des allusions, des sous-entendus, quelques souvenirs de-ci de-là, mais jamais assouvie. Et tout se termine avec un pipi au lit. Littéralement.

C’est dommage, vraiment. Il est possible pour un auteur de raconter à travers la voix, les yeux, le cœur d’un enfant. Romain Gary l’a merveilleusement bien fait avec « La vie devant soi » par exemple. Mais l’exercice a ceci de compliqué que la naïveté de l’âge ne doit pas être prétexte à la digression perpétuelle et à l’incapacité d’être clair. Peut-être suis-je passée à côté de quelque chose, peut-être n’ai-je pas été touchée par la grâce de cette narration, je ne sais pas. Mais au-delà de l’ennui, c’est la déception qui me submerge, et ce sentiment de « pas assez ». Pas assez loin, pas assez profond, pas assez clair, pas assez franc…

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