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Erectus

Xavier Müller

« Viser un objectif ne suffit pas pour l'atteindre, et cette règle valait en montagne comme en amour. »

Malgré ma P.A.L. toujours plus haute, j'ai du mal à dire non quand on me propose une nouvelle lecture. Comme le Colin Niel, c'est une fidèle lectrice qui m'a prêté ce roman, me disant qu'elle avait été surprise et emballée. Souvent nos goûts coïncident, mais pas cette fois.


Il y a pléthore de personnages dans ce roman que je ne sais pas définir : dystopie ? science-fiction? On va aller au plus simple. En Nouvelle-Guinée, Anna, paléontologue jeune, belle et surdouée, trouve le squelette d'un oiseau qui aurait subi, il y a des centaines de milliers d'années, un phénomène de régression. Au même moment, en Afrique du Sud, un éléphanteau prend la forme de son ancêtre préhistorique. Pendant ce temps, un chien se fait mordre par un singe anachronique. Et de fil en aiguille, c'est l'expansion d'une pandémie de "régression". La faune et la flore reviennent en arrière, de plusieurs millions d'années. Et forcément ce virus va finir par s'attaquer aux hommes. L'OMS est sur le coup, déploie tous les moyens pour comprendre le phénomène et tenter de l'endiguer.

Entre découvertes scientifiques, massacres, avancées, reculades, informations plus ou moins avérées sur les réseaux sociaux et les médias, les milices et mouvements de rébellion ou de fuite des populations effrayées, je me suis retrouvée confrontée à ce que nous avions plus ou moins vécu au début de l'année 2020 avec la COVID qui n'a pas décidé de nous foutre la paix, presque deux ans plus tard.


« Sur l'arbre de l'évolution, l'homme ne constitue qu'une brindille à l'extrémité de la branche des mammifères. Un incident de parcours. Malgré son intelligence et sa cruauté, l'espèce humaine aurait pu tout aussi bien finir à quatre pattes au bout d'une laisse tenue par un chien bipède! »

Je ne suis pas friande de SF, loin s'en faut. La plupart du temps, je n'arrive pas à me projeter dans une réalité qui n'est pas crédible, trop éloignée de la nôtre. Mais dans ce roman, c'est justement trop proche. L'arrivée du virus est une chose à laquelle nous avons été confrontés, avec son lot de morts, de malades, de craintes, les paniques, les discours incohérents et les adeptes des théories du complot qui ne comprennent rien mais font comme si. Cette réalité est trop proche, trop vraie, trop plausible, trop violente. Voilà le fond.


En ce qui concerne la forme, c'est presque pareil, à savoir que cela ne m'a pas plu, du tout. Je n'ai pas aimé l'écriture, qui oscille entre nous prendre pour des scientifiques et nous faire passer pour des cons. Trop de personnages, ce qui peut d'une certaine façon se comprendre car le virus touche le monde entier. Mais il y a beaucoup de passages dont on aurait pu se passer sans que cela ait de conséquences sur l'intrigue.


Rarement lecture ne m'aura mise autant de mauvaise humeur, mais comme je ne suis pas bretonne pour rien, j'ai été au bout, pour savoir, pour me dire ouf, c'est fini. Mais non, la petite graine est plantée pour un tome 2. Sans moi.


« Plus tu réussis ta vie et mieux tu acceptes de partir. C’est quand on a des regrets qu’on s’accroche. »


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